Archives Mensuelles: juin 2012

Du grabuge ! ( et l’été ne fait que commencer …)

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Nous avons reçu un courrier, des nouvelles de Tamranète, qui nous a tout remués !

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Quoi ????

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Du rififi au bal masqué ?!??

Un kidnapping ??

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Des gangster armés ? Rose, dame de compagnie, n’est pas toute rose ? (Est-elle seulement une dame ?)

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Qui, quoi, comment ??? …..

Le bateau arriva à Tamranète City.

Bien sûr Escarmouche voulait trouver le pont mais avant ça il désirait voir Tamranète City « la fabuleuse » et puis qui sait il rencontrerait peut-être des gens pour lui parler du pont. Sur le bateau Escarmouche avait eu le temps de faire connaissance avec certains passagers dont la Baronne et sa dame de compagnie.

La Baronne s’était proposée de l’héberger pendant son séjour à Tamranète City ce qu’il avait volontiers accepté. Aussi une fois arrivé au port il embarqua, ainsi que le señor Camarones, dans la voiture avec chauffeur qui les attendait. La Baronne habitait une magnifique villa posée sur une colline qui surplombait Tamranète City. Escarmouche disposait d’une chambre aussi grande que sa maison. La vue était sublime et Rose lui avait reservé une surprise. Feu le mari de la Baronne, le Baron donc, possédait une immense bibliothèque, où, assurait-elle, il trouverait tous les documents qu’il lui faudrait concernant le pont. Il y avait dans cette bibliothèque tous les livres et documents interdits à toutes les époques. Visiblement c’était ici que Rose s’était forgée sa culture révolutionnaire.

Le soir même de leur arrivée le señor Camarones les entraina au concert d’un ami qui se prolongea toute la nuit par un bal masqué (ohé, ohé !). Bien que lors d’un bal masqué il soit normal de renconter d’étranges individus Escarmouche fut très troublé par certains énergumènes, il se sentait épié, suivi… Notamment par trois types qui avaient fait une entrée fracassante en arrivant directement sur la pelouse avec leur voiture. Tout le monde trouvait leurs costumes de gangsters particulièrement réussis mais Escarmouche lui n’était pas sûr qu’il s’agissait de déguisement de même qu’il ne trouvait pas que leurs armes ressemblaient à des jouets en plastique comme le prétendait le Capitaine qui, il faut bien le dire, avait déjà un certain nombre de margarita au compteur.

Et, hélàs pour lui, Escarmouche avait raison. Alors qu’il était à la table du buffet en train de choisir une belle banane, il sentit une main sur sa bouche et un bras qui l’enserrait à la taille. Il essaya de se débattre et de crier mais rien à faire ! On l’entraina vers la voiture garée sur la pelouse dont le moteur ronflait mais juste au moment où la portière s’ouvrit retentit un énorme bruit et Escarmouche vit Rose une noix de coco à la main et le type qui l’avait kidnappé gisant assommé à ses pieds puis la voiture de la Baronne arriva en trombe. Rose poussa Escarmouche à l’intérieur où se trouvait toute la compagnie plus un Napoléon Bonaparte complétement saoûl qui était venu cuver là tranquillement (croyait-il !). Avant que la portière ne claque Escarmouche eut le temps d’entendre un des types s’exclamer : “ Nom d’un chien ! Le Roi de la Gadoue va nous étriper !”

Pendant que la voiture fonçait à travers la ville Escarmouche essaya de se remettre les idées en place … un enlévement … le Roi de la Gadoue … Mon Dieu dans quel guêpier s’était-il fourré !!!

Chez la Baronne Rose déclara que tout le monde surveillerait à tour de rôle la chambre d’Escarmouche pendant qu’il se reposerait et que demain ils s’enfermerait tous les deux dans la bibliothèque pour en avoir le coeur net au sujet de ce pont. La Baronne s’occuperait de calmer la presse pour éviter que cette fâcheuse affaire ne s’ébruite trop.

A mille lieues de tous ces tourments, sur un canapé de velours, le chapeau de travers, ronflait paisiblement Napoléon Bonaparte…

Pourquoi le pont ?

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Il y avait bien un pont quelque part. Et c’est même ce qui l’avait fait quitter son logis, traverser la grande barrière, croiser le volcan UVAÏ et cheminer dans la grande forêt de TOMBU au milieu des grands singes.

Un jour, sur un papier comme celui là, un papier froissé venu d’Extrême-Extrême -Ourient, il avait vu ce dessin, ce dessin là. Celui du pont de la frontière. Il avait cherché longtemps dans quel pays le trouver. Cela lui avait pris trois années. De longues recherches en bibliothèques, des palabres, des courriers, des milliers d’articles géographico-scientifiques avalés pour enfin savoir où aller.

Oui car ce pont, il voulait le voir, le voir et le prendre.

POURQUOI ?

Pourquoi ? pensez- vous… Mais PARCE QUE ! Parce qu’avec le dessin, bien cachée, il avait vu, il avait lu, la légende. La légende du pont de Tamranète !

Maintenant il savait où le trouver ( croyait-il…). A l’époque il avait juste lu ceci sous le dessin du pont :

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HORREUR !! Depuis l’Ourient-Extrême-Extrême, le paquet avait tant voyagé que l’eau des typhons avait imbibé le papier !!

Ah ! Il en avait passé des jours et des nuits à tenter de percer le secret ! Depuis, il portait des lunettes et ça lui allait plutôt bien.

Ce pont, disait-on, on ne pouvait le traverser qu’une seule fois. D’abord il fallait le trouver et naviguer sur le fleuve TARO, bien sûr.

Quand on l’avait trouvé, alors…..alors…si on décidait de s’y risquer, il fallait savoir, la légende le disait, qu’arrivé de l’autre côté on se retournerait et…Non, plus de pont !

LE PONT DISPARAISSAIT !

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