Archives Mensuelles: juillet 2012

Escarmouche se balade

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Cette nuit Escarmouche est parti dans la forêt des haricots géants.

Il est monté sur la montagne des oiseaux, là où ils ont leur salle de bains. Le jour s’est levé quand il fut enfin sur le toit (il avait mal aux pattes).

C’était l’heure du petit déjeuner et un confit de bananes au poivre vert, ça ne se rate pas. Alors il a pris le chemin du retour.

Mais ?

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Mais ?

En redescendant, dans un ravin, (il a eu mal aux fesses), il tombe sur cette maison !

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Elle est bizarre…Qui peut bien habiter là ?

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Tout est possible. Même un vol de commentaire !

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Avis à la population ! 

La Croukougnouche-la-grande, en direct de ses spectacles du plein sud de l’été bondissant, est passée ici et a laissé un merveilleux commentaire.

Moi Laure, je déclare l’avoir lu, emprisonné qu’il était dans les « indésirables » ( il faut, dans cette histoire, montrer patte blanche). Ensuite, tout s’est brouillé. Un individu s’est-il emparé de mes doigts et de l’ordinateur ? Ma tête a-t-elle percuté un radiateur suite à cette douce surprise : la Croukou en personne avait trouvé le chemin de Tamranète !?

Toujours est-il que sa prose encourageante semble avoir subitement ( et sous mes yeux ébahis) quitté la blogosphère. Oui elle s’est volatisée telle une Rose en plein escalier, tel un Segnor Camarones en plein Bal.

Quiconque la retrouvera gagnera le droit de publier ici ce qu’il veut ( mais une fois seulement) ! Hé hé.

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DAMNED !

Rose à la trappe !

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La bibliothèque de la Baronne était tout aussi singulière que sa propriétaire.

Sur le parquet acajou trônait un long tapis provenant de Papoésina, l’archipel mystérieux où se pratique encore le cannibalisme. Bigre !

Ce tapis semblait garder le contenu des étagères, il était interdit de marcher dessus, or on ne pouvait toucher les livres sans poser pied sur le tapis !! Comment faire ? Seule la Baronne le savait. On n’accédait donc aux ouvrages qu’en sa compagnie et en promettant de garder le secret.

Et c’est bien ce qu’Escarmouche avait fait. Suivre les instructions et se repaître des livres interdits, surtout ceux du siècle dernier qui mentionnaient « LE PONT’. Ils avaient caché ce gros manuel vert Le guide du pont de Tamranète, derrière une pile de vieux annuaires. Mais c’était avant…Avant le bal de la semaine dernière.

Ce midi en entrant dans la bibliothèque, Escarmouche et la baronne remuent ciel et terre mais rien. LE GUIDE A DISPARU !

Ils n’en croient pas leurs oreilles. Escarmouche éternue, piétine et s’horrifie. La Baronne tombe dans un fauteuil…en pleurs. C’en est trop ! Une agression grossière durant le bal masqué puis un vol dans la pièce la plus surveillée  !

 » Rose !! Rose !! » Elle appelle sa dame de compagnie bienaimée mais c’est Napoléon Bonaparte qui sort de sa sieste sur le canapé du salon et accourt. Aveugle de naissance, il est le détective le plus recherché de la contrée. Exceptionnellement, la Baronne l’autorise à soulever le tapis de Papoésina, en pure laine de faisan doré.

« Hum, hum des plumes roses ? Du mascara noir en gouttes de pluie ? Une griffe d’autruche ? » Napoléon a ce sixième sens, ce troisième oeil, il voit ce qu’il touche, comme par magie. Et dans une latte du parquet:  une sonnette ! Il actionne le mécanisme et grrrr grrrri trois lattes se soulèvent et laissent apparaître une trappe et un très étroit escalier.

La Baronne se renverse en arrière et Escarmouche arrive à temps pour éviter une chute cruelle. « Madame, il va falloir nous expliquer comment un tel stratagème a atterri dans votre pièce préférée !! »  Napoléon est en colère, car ce n’est pas la première fois qu’il lui pose cette question et cette fois il ne la laissera pas passer sans les mailles de son filet.

« Au secours, au secours! » Crie une voix fluette et apeurée provenant de l’escalier. « a L’aiiide ! » Mais c’est Rose ! Ils sont estomaqués. Que ? Qu…. ? Que fait-elle là, comment est-ce possible ? Il y a une demie heure elle était dans la maison ! Escarmouche et elle avaient rendez-vous ce jour même dans cette même pièce pour élucider le mystère du pont !!

Napoléon se précipite dans l’escalier et quelques minutes après c’est Rose, complètement défaite qui se hisse difficilement pour les rejoindre. Elle s’assoit et se met à sangloter. On n’a jamais vu cela, elle si forte, toujours battante.

Son poignet est cassé, ses plumes arrachées, ses yeux coulent noir d’encre, elle est dans le plus simple appareil, elle si coquette. La baronne court vite lui chercher un peignoir pour lui redonner quelque apparence.

« J’ai été victime d’un guet-apens ici même, juste avant le bal. Je n’ai rien vu, ils étaient deux. Ils ont pris mon maquillage, mes habits, mes plumes toutes neuves, mon masque de bal, mon sac, TOUT !! »

Quoi ??? La baronne, cette fois, tombe en pamoison dans les bras de Napoléon…

QUI ? COMMENT MEME EN CETTE DEMEURE , OSE ET PREND . USURPE  JUSQU’A CE QUE NOUS SOMMES ! 

Les femmes rejoignent leurs chambres tandis que ces messieurs passent au salon pour envisager sérieusement les risques à prendre dorénavant.

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