Archives de Catégorie: Lettres de Laure

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir…

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Escarmouche : L’image parle d’elle même, j’ai toujours eu le rythme dans le peau !

Le señor Camarones : L’image parle d’elle même, Escarmouche est ridicule quand il danse (si seulement !), mais je suis prêt à lui donner des leçons, s’il y a un spécialiste de l’élégance ici c’est bien moi !

Napoléon : Il y a quand même plus urgent que de répondre à cette question, non, vous ne croyez pas !?!!

La Baronne : J’aurais bien aimé le savoir mais il n’a pas eu l’idée de me proposer une seule danse, le garnement !

Rose : J’ai eu droit à un petit tango renversant dans la bibliothèque ! En fait, je vous livre un petit secret : sa mère était chanteuse de jazz dans un cabaret de la Nouvelle Orlando. Tout petit il montait sur scène pour balancer avec le saxo.

Napoléon : Eh, eh mais parce qu’il y a mon prodigieux cerveau dessous, pardi !

Le señor Camarones : Une flasque à whisky, je le sais car, dans la voiture, le soir de l’enlèvement, elle était tombée c’est moi qui l’ai ramassé !

La Baronne : Il a une cicatrice, témoin d’un de nos affrontements dans une autre vie. Des mes griffes j’ai résisté à une ignoble arrestation et lui ai arraché un bout de cuir chevelu. Non , je ne l’a pas scalpé qu’allez vous chercher !!?!

La Baronne : (Elle n’est pas en état de répondre, on est en train d’essayer de la réanimer)

Le señor Camarones : Eh bien… jusqu’à présent la question ne m’avait jamais traversé l’esprit mais en voyant ce portrait avec ces oreilles pointues et ces doigts griffus…

Rose : ce dessin n’est absolument pas fidèle à Madame. C’est d’un goût douteux et diffamatoire, amenez moi le coupable ! Non mais !!!

Napoléon : Je ne reconnais pas du tout la Baronne. Je crains que ce ne soit un spam, nous aurions été infiltrés par un des gangsters ??

Rose à la trappe !

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La bibliothèque de la Baronne était tout aussi singulière que sa propriétaire.

Sur le parquet acajou trônait un long tapis provenant de Papoésina, l’archipel mystérieux où se pratique encore le cannibalisme. Bigre !

Ce tapis semblait garder le contenu des étagères, il était interdit de marcher dessus, or on ne pouvait toucher les livres sans poser pied sur le tapis !! Comment faire ? Seule la Baronne le savait. On n’accédait donc aux ouvrages qu’en sa compagnie et en promettant de garder le secret.

Et c’est bien ce qu’Escarmouche avait fait. Suivre les instructions et se repaître des livres interdits, surtout ceux du siècle dernier qui mentionnaient « LE PONT’. Ils avaient caché ce gros manuel vert Le guide du pont de Tamranète, derrière une pile de vieux annuaires. Mais c’était avant…Avant le bal de la semaine dernière.

Ce midi en entrant dans la bibliothèque, Escarmouche et la baronne remuent ciel et terre mais rien. LE GUIDE A DISPARU !

Ils n’en croient pas leurs oreilles. Escarmouche éternue, piétine et s’horrifie. La Baronne tombe dans un fauteuil…en pleurs. C’en est trop ! Une agression grossière durant le bal masqué puis un vol dans la pièce la plus surveillée  !

 » Rose !! Rose !! » Elle appelle sa dame de compagnie bienaimée mais c’est Napoléon Bonaparte qui sort de sa sieste sur le canapé du salon et accourt. Aveugle de naissance, il est le détective le plus recherché de la contrée. Exceptionnellement, la Baronne l’autorise à soulever le tapis de Papoésina, en pure laine de faisan doré.

« Hum, hum des plumes roses ? Du mascara noir en gouttes de pluie ? Une griffe d’autruche ? » Napoléon a ce sixième sens, ce troisième oeil, il voit ce qu’il touche, comme par magie. Et dans une latte du parquet:  une sonnette ! Il actionne le mécanisme et grrrr grrrri trois lattes se soulèvent et laissent apparaître une trappe et un très étroit escalier.

La Baronne se renverse en arrière et Escarmouche arrive à temps pour éviter une chute cruelle. « Madame, il va falloir nous expliquer comment un tel stratagème a atterri dans votre pièce préférée !! »  Napoléon est en colère, car ce n’est pas la première fois qu’il lui pose cette question et cette fois il ne la laissera pas passer sans les mailles de son filet.

« Au secours, au secours! » Crie une voix fluette et apeurée provenant de l’escalier. « a L’aiiide ! » Mais c’est Rose ! Ils sont estomaqués. Que ? Qu…. ? Que fait-elle là, comment est-ce possible ? Il y a une demie heure elle était dans la maison ! Escarmouche et elle avaient rendez-vous ce jour même dans cette même pièce pour élucider le mystère du pont !!

Napoléon se précipite dans l’escalier et quelques minutes après c’est Rose, complètement défaite qui se hisse difficilement pour les rejoindre. Elle s’assoit et se met à sangloter. On n’a jamais vu cela, elle si forte, toujours battante.

Son poignet est cassé, ses plumes arrachées, ses yeux coulent noir d’encre, elle est dans le plus simple appareil, elle si coquette. La baronne court vite lui chercher un peignoir pour lui redonner quelque apparence.

« J’ai été victime d’un guet-apens ici même, juste avant le bal. Je n’ai rien vu, ils étaient deux. Ils ont pris mon maquillage, mes habits, mes plumes toutes neuves, mon masque de bal, mon sac, TOUT !! »

Quoi ??? La baronne, cette fois, tombe en pamoison dans les bras de Napoléon…

QUI ? COMMENT MEME EN CETTE DEMEURE , OSE ET PREND . USURPE  JUSQU’A CE QUE NOUS SOMMES ! 

Les femmes rejoignent leurs chambres tandis que ces messieurs passent au salon pour envisager sérieusement les risques à prendre dorénavant.

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