Archives de Catégorie: Lettres de Mingingi

les bijoux dans la prairie !

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Etrange vous avez dit bizarre ?

J’ai reçu des bijoux dans un courrier, enfin….. leurs traces.

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Une vache, des flamants roses, un masque, des fleurs, des libellules, des, des…et surtout, surtout UN LAPIN. Le lapin aux yeux qui ne se ferment jamais et vous mettent la chair de poulette et brebis et bigoudi.

A suivre….

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Dans leur monde

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Que penser ?

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Recevoir de telles nouvelles.

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Vous laisse dilué comme un jus d’orange en plein hiver.

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Une jungle surpeuplée d’un côté

Un serpent de mer de l’autre, hypothétique floraison

débordante et sauvage.

Où est le réel ?

Absent, parti sans laisser d’adresse.

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Take it easy !

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La Baronne et les glands

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Voici la lettre ronde de Madame La Baronne, reçue hier.

Dans son paquet,  d’étranges choses colorées, les preuves effectivement, que rien n’a tourné rond dans la forêt où Escarmouche s’est volatilisé tout l’été.

Il y eut les haricots géants, des moines encagoulés, des gardes barrières agressifs dans leur costume plastique, des bananes volantes sur les plages. Mais pour les glands nous ne savions pas.

Oui car voyez, dans ledit courrier….Un paquet de glands inoffensifs, pourrait-on croire.

Mais non. Cela ne se peut !

Dans la forêt aux folles pensées, la nature s’est renversée sur le côté dans de grands pots de couleurs.

La Baronne savait, sans doute une indiscrétion de Bonaparte le détective, que j’avais connu dans mes années périlleuses, un botaniste de renom, Elvis J.  grand spécialiste des opiacés de la forêt amazonienne. Cet animal y vit toujours, le plus souvent dans les airs.

Je tombais bien, il avait fait une chute et ne savait plus comment retrouver ses esprits.

La forêt profonde où Escarmouche a perdu la tête, il la connait, il en a fait un mémoire de fin d’études il y a 142 ans. Oui, chez les botanistes de son espèce, se nourrissant d’herbes et de graines mystérieuses, les années passent comme des printemps. Pas d’hiver.

Je n’ai donc eu aucun mal à lui proposer une petite analyse des glands maudits.

Il s’y est jeté à nez perdu, ses yeux roulaient comme des marrons dans la tempête. Je suis devenue un peu inquiète.

Voilà Elvis en transe tel un chaman.

Je vois Escarmouche. Grommelle-t-il d’une voix d’outre tombe.

Il est entré dans une grotte, la grotte de l’arc-en-ciel.

Ah ? Mais c’est où ça ?

-Et bien nul ne le sait vraiment, c’est une vision créé par l’indigestion de glands magiques.

-Bon mais ça va durer combien de temps ?

-On ne peut en ressortir qu’aux grandes pluies doublées d’une éclipse de soleil, me précise-t-il. Mais moi je n’ai plus de calendrier ici. Alors c’est tout ce que je peux en dire. Et vos glands, là, je vais les garder. Si Escarmouche ne revient pas, je pourrais tenter une mission exploratrice. Cela me dégourdirait le mental qui s’humidifie trop ici. 

Nous avons bu un thé de maripassoulis, ces petits grains noirs et rouges au goût très fort. Moitié anis, moitié radis fumé. Inutile de vous dire que c’était un stratagème à la Elvis J., et que dans les minutes suivantes je me suis endormie comme un bébé.

Quand je me suis réveillée j’étais chez moi, 48 heures avaient passées, et je n’avais plus ni courrier ni glands magiques dans mon sac. 

Et bien…sommes nous plus avancés ?

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Du grabuge ! ( et l’été ne fait que commencer …)

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Nous avons reçu un courrier, des nouvelles de Tamranète, qui nous a tout remués !

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Quoi ????

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Du rififi au bal masqué ?!??

Un kidnapping ??

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Des gangster armés ? Rose, dame de compagnie, n’est pas toute rose ? (Est-elle seulement une dame ?)

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Qui, quoi, comment ??? …..

Le bateau arriva à Tamranète City.

Bien sûr Escarmouche voulait trouver le pont mais avant ça il désirait voir Tamranète City « la fabuleuse » et puis qui sait il rencontrerait peut-être des gens pour lui parler du pont. Sur le bateau Escarmouche avait eu le temps de faire connaissance avec certains passagers dont la Baronne et sa dame de compagnie.

La Baronne s’était proposée de l’héberger pendant son séjour à Tamranète City ce qu’il avait volontiers accepté. Aussi une fois arrivé au port il embarqua, ainsi que le señor Camarones, dans la voiture avec chauffeur qui les attendait. La Baronne habitait une magnifique villa posée sur une colline qui surplombait Tamranète City. Escarmouche disposait d’une chambre aussi grande que sa maison. La vue était sublime et Rose lui avait reservé une surprise. Feu le mari de la Baronne, le Baron donc, possédait une immense bibliothèque, où, assurait-elle, il trouverait tous les documents qu’il lui faudrait concernant le pont. Il y avait dans cette bibliothèque tous les livres et documents interdits à toutes les époques. Visiblement c’était ici que Rose s’était forgée sa culture révolutionnaire.

Le soir même de leur arrivée le señor Camarones les entraina au concert d’un ami qui se prolongea toute la nuit par un bal masqué (ohé, ohé !). Bien que lors d’un bal masqué il soit normal de renconter d’étranges individus Escarmouche fut très troublé par certains énergumènes, il se sentait épié, suivi… Notamment par trois types qui avaient fait une entrée fracassante en arrivant directement sur la pelouse avec leur voiture. Tout le monde trouvait leurs costumes de gangsters particulièrement réussis mais Escarmouche lui n’était pas sûr qu’il s’agissait de déguisement de même qu’il ne trouvait pas que leurs armes ressemblaient à des jouets en plastique comme le prétendait le Capitaine qui, il faut bien le dire, avait déjà un certain nombre de margarita au compteur.

Et, hélàs pour lui, Escarmouche avait raison. Alors qu’il était à la table du buffet en train de choisir une belle banane, il sentit une main sur sa bouche et un bras qui l’enserrait à la taille. Il essaya de se débattre et de crier mais rien à faire ! On l’entraina vers la voiture garée sur la pelouse dont le moteur ronflait mais juste au moment où la portière s’ouvrit retentit un énorme bruit et Escarmouche vit Rose une noix de coco à la main et le type qui l’avait kidnappé gisant assommé à ses pieds puis la voiture de la Baronne arriva en trombe. Rose poussa Escarmouche à l’intérieur où se trouvait toute la compagnie plus un Napoléon Bonaparte complétement saoûl qui était venu cuver là tranquillement (croyait-il !). Avant que la portière ne claque Escarmouche eut le temps d’entendre un des types s’exclamer : “ Nom d’un chien ! Le Roi de la Gadoue va nous étriper !”

Pendant que la voiture fonçait à travers la ville Escarmouche essaya de se remettre les idées en place … un enlévement … le Roi de la Gadoue … Mon Dieu dans quel guêpier s’était-il fourré !!!

Chez la Baronne Rose déclara que tout le monde surveillerait à tour de rôle la chambre d’Escarmouche pendant qu’il se reposerait et que demain ils s’enfermerait tous les deux dans la bibliothèque pour en avoir le coeur net au sujet de ce pont. La Baronne s’occuperait de calmer la presse pour éviter que cette fâcheuse affaire ne s’ébruite trop.

A mille lieues de tous ces tourments, sur un canapé de velours, le chapeau de travers, ronflait paisiblement Napoléon Bonaparte…

Du barouf sur le quai ?

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Un arrosoir, une baronne, une autruche ?

Un senor Camarones, un roi de la gadoue ?

Demandez votre billet !

Le voyage ne fait que commencer et vous n’aurez pas mal au coeur.

……………………….

Escarmouche trouva un hotel bon marché. Il se coucha aussitôt après avoir pris sa douche et mangé sa banane.

Le lendemain au petit-déjeuner il feuilletait distraitement le « Tamranète News » lorsque son regard fut attiré par ce gros titre « Le roi de la gadoue gagne un fromage ». Comment !!! Le roi de la gadoue ici à Tamranète ! C’est bien la dernière chose à laquelle Escarmouche s’attendait. Pourtant aucun doute possible, une photo le montrait brandissant un énorme fromage. Mais, pour le moment Escarmouche n’avait pas le temps de réfléchir à cette stupéfiante nouvelle. Il devait prendre le bateau pour s’enfoncer plus loin dans le pays de Tamranète. Il plia le journal et le glissa dans son arrosoir.

« Nous léverons l’ancre à 10 h précise » disait l’annonce. « Aucun retard ne sera toléré ». Mais à midi le bateau était encore à quai. Un type avait échappé sa valise dans le fleuve libérant des plantes aux émanations soporifiques qui avaient fait somnoler tout le monde un bon moment. Du coup la police avait controlé tous les bagages et Escarmouche avait dû s’expliquer sur son arrosoir. Apparement personne à Tamranète ne se promenait avec un arrosoir et encore une fois Escarmouche s’était vu qualifier d’ »original ».

Et puis il y avait eu le problème avec señor Camarones qui en agitant sa muleta sur le quai avait rendu fou furieux un taureau. Tout le monde avait du se réfugier sur le bateau même ceux qui n’avaient rien à y faire. Il avait fallu faire redescendre tout le monde et recontrôler tous les billets. Mais surtout « la baronne n’était pas là ». Personne ne savait qui était la baronne mais le capitaine refusait de partir tant qu’elle n’était pas là.

Enfin à 15 h la baronne arriva avec une montagne de bagages et sa dame de compagnie, une autruche prénommée Rose qui tenait des propos révolutionnaires à tout bout de champ. En voyant la baronne, les passagers furent horrifiés car c’était un énorme panda. Tous pensèrent que le bateau allait couler à pic dès qu’elle mettrait un pied dessus. La baronne s’installa devant et au grand étonnement de tous le bateau ne bougea pas d’un millimètre.

Le voyage de trois jours et trois nuits sur le fleuve Taro pouvait commencer.
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