Lettre d’Escarmouche et d’autres

Par défaut

.

.

.

J’ai essayé de retranscrire sur papier et couleurs ce que plusieurs personnes de cette histoire m’ont transmis en ondes vertes et bleues lors d’un sommeil calme et poétique.

Nos amis sont dans la forêt. Et la forêt décide de tout.

Publicités

La Baronne et les glands

Par défaut

.

Voici la lettre ronde de Madame La Baronne, reçue hier.

Dans son paquet,  d’étranges choses colorées, les preuves effectivement, que rien n’a tourné rond dans la forêt où Escarmouche s’est volatilisé tout l’été.

Il y eut les haricots géants, des moines encagoulés, des gardes barrières agressifs dans leur costume plastique, des bananes volantes sur les plages. Mais pour les glands nous ne savions pas.

Oui car voyez, dans ledit courrier….Un paquet de glands inoffensifs, pourrait-on croire.

Mais non. Cela ne se peut !

Dans la forêt aux folles pensées, la nature s’est renversée sur le côté dans de grands pots de couleurs.

La Baronne savait, sans doute une indiscrétion de Bonaparte le détective, que j’avais connu dans mes années périlleuses, un botaniste de renom, Elvis J.  grand spécialiste des opiacés de la forêt amazonienne. Cet animal y vit toujours, le plus souvent dans les airs.

Je tombais bien, il avait fait une chute et ne savait plus comment retrouver ses esprits.

La forêt profonde où Escarmouche a perdu la tête, il la connait, il en a fait un mémoire de fin d’études il y a 142 ans. Oui, chez les botanistes de son espèce, se nourrissant d’herbes et de graines mystérieuses, les années passent comme des printemps. Pas d’hiver.

Je n’ai donc eu aucun mal à lui proposer une petite analyse des glands maudits.

Il s’y est jeté à nez perdu, ses yeux roulaient comme des marrons dans la tempête. Je suis devenue un peu inquiète.

Voilà Elvis en transe tel un chaman.

Je vois Escarmouche. Grommelle-t-il d’une voix d’outre tombe.

Il est entré dans une grotte, la grotte de l’arc-en-ciel.

Ah ? Mais c’est où ça ?

-Et bien nul ne le sait vraiment, c’est une vision créé par l’indigestion de glands magiques.

-Bon mais ça va durer combien de temps ?

-On ne peut en ressortir qu’aux grandes pluies doublées d’une éclipse de soleil, me précise-t-il. Mais moi je n’ai plus de calendrier ici. Alors c’est tout ce que je peux en dire. Et vos glands, là, je vais les garder. Si Escarmouche ne revient pas, je pourrais tenter une mission exploratrice. Cela me dégourdirait le mental qui s’humidifie trop ici. 

Nous avons bu un thé de maripassoulis, ces petits grains noirs et rouges au goût très fort. Moitié anis, moitié radis fumé. Inutile de vous dire que c’était un stratagème à la Elvis J., et que dans les minutes suivantes je me suis endormie comme un bébé.

Quand je me suis réveillée j’étais chez moi, 48 heures avaient passées, et je n’avais plus ni courrier ni glands magiques dans mon sac. 

Et bien…sommes nous plus avancés ?

.

Aïe, aïe ….

Par défaut

Oui, aï, aïe, aïe… à la sortie de la forêt des haricots géants Escarmouche et encore tombé sur un pote au señor Camarones, non pas qu’il ait eu peur car il commence à les connaître les amis du señor, plus flamboyants qu’efficaces (il suffit de jeter un coup d’oeil à la monture du bonhomme). Non, c’est juste signe de complications inutiles…

 

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir…

Par défaut

Escarmouche : L’image parle d’elle même, j’ai toujours eu le rythme dans le peau !

Le señor Camarones : L’image parle d’elle même, Escarmouche est ridicule quand il danse (si seulement !), mais je suis prêt à lui donner des leçons, s’il y a un spécialiste de l’élégance ici c’est bien moi !

Napoléon : Il y a quand même plus urgent que de répondre à cette question, non, vous ne croyez pas !?!!

La Baronne : J’aurais bien aimé le savoir mais il n’a pas eu l’idée de me proposer une seule danse, le garnement !

Rose : J’ai eu droit à un petit tango renversant dans la bibliothèque ! En fait, je vous livre un petit secret : sa mère était chanteuse de jazz dans un cabaret de la Nouvelle Orlando. Tout petit il montait sur scène pour balancer avec le saxo.

Napoléon : Eh, eh mais parce qu’il y a mon prodigieux cerveau dessous, pardi !

Le señor Camarones : Une flasque à whisky, je le sais car, dans la voiture, le soir de l’enlèvement, elle était tombée c’est moi qui l’ai ramassé !

La Baronne : Il a une cicatrice, témoin d’un de nos affrontements dans une autre vie. Des mes griffes j’ai résisté à une ignoble arrestation et lui ai arraché un bout de cuir chevelu. Non , je ne l’a pas scalpé qu’allez vous chercher !!?!

La Baronne : (Elle n’est pas en état de répondre, on est en train d’essayer de la réanimer)

Le señor Camarones : Eh bien… jusqu’à présent la question ne m’avait jamais traversé l’esprit mais en voyant ce portrait avec ces oreilles pointues et ces doigts griffus…

Rose : ce dessin n’est absolument pas fidèle à Madame. C’est d’un goût douteux et diffamatoire, amenez moi le coupable ! Non mais !!!

Napoléon : Je ne reconnais pas du tout la Baronne. Je crains que ce ne soit un spam, nous aurions été infiltrés par un des gangsters ??

Escarmouche se balade

Par défaut

.

Cette nuit Escarmouche est parti dans la forêt des haricots géants.

Il est monté sur la montagne des oiseaux, là où ils ont leur salle de bains. Le jour s’est levé quand il fut enfin sur le toit (il avait mal aux pattes).

C’était l’heure du petit déjeuner et un confit de bananes au poivre vert, ça ne se rate pas. Alors il a pris le chemin du retour.

Mais ?

.

Mais ?

En redescendant, dans un ravin, (il a eu mal aux fesses), il tombe sur cette maison !

.

Elle est bizarre…Qui peut bien habiter là ?

.